Le chiropraticien et chargé de cours au Département de chiropratique à l’UQTR, Jean-Luc Gauthier, a vécu une expérience unique à Montréal, du 26 février au 1er mars dernier, au centre sportif du parc olympique, alors qu’il a pu faire bénéficier de son expérience aux athlètes de l’Espagne, réunis dans la Métropole québécoise dans le cadre de la Coupe du monde de plongeon, premier arrêt de trois, en préparation des Jeux olympiques de Los Angeles dans deux ans.
La Coupe devait aussi se déplacer vers le Mexique pour la deuxième étape, mais a été annulée, vu les événements qui ont marqué l’actualité à Puerto Vallarta, et en Chine pour la super-finale, ce sont quelques 120 athlètes, de 20 nations, qui ont trempé l’orteil au Québec pour cette compétition, qui a permis à Jean-Luc Gauthier de reprendre contact avec ce sport, lui qui a prêté main-forte à l’équipe canadienne entre 2013 et 2020.
« L’entraîneur de l’équipe espagnole, avec qui j’avais collaboré dans le passé, m’a téléphoné au mois de novembre dernier pour me demander si je pouvais être intéressé à collaborer avec eux. Je me suis dit que ce serait agréable de retrouver les athlètes et les gens que j’ai côtoyés dans le passé », explique le principal intéressé.
Celui qui complète par ailleurs son doctorat en sciences biomédicales à l’UQTR s’avoue particulièrement heureux d’avoir renoué, à sa façon, avec la compétition à l’occasion de la coupe du monde, chérissant la relation de proximité qu’entretient le Québec avec le plongeon et la qualité des épreuves.
« C’est l’élite de chacun des pays qui s’y trouvait. C’est vraiment intéressant, c’est une belle vitrine et un très haut calibre. Je vois ça comme une occasion de faire rayonner la chiropratique et l’UQTR », insiste-t-il.
Une confiance à gagner
Il faut savoir que chez les athlètes en plongeon, le bas du dos et les épaules sont des parties du corps qui sont fortement sollicitées. Comme il s’agit d’une compétition de quelques jours seulement et d’une relation somme toute « intime » entre le chiro et l’athlète, Jean-Luc Gauthier devait gagner rapidement la confiance des Espagnols.
« En Europe, les gens consultent souvent les professionnels de la santé pour soigner les blessures. L’utilisation des services des chiropraticiens n’est pas très répandue. Leur perception était différente et j’ai parfois eu à démontrer la valeur ajoutée de mes ajustements, mais au final, c’était une relation très intéressante à développer et les athlètes voyaient les bénéfices que les traitements apportaient. J’ai vraiment développé de belles relations avec les athlètes », observe le chargé de cours au Département de chiropratique.
Bien qu’il ait apprécié l’expérience, Jean-Luc Gauthier n’entend pas inclure davantage le sport à son agenda, du moins pour le moment, lui qui a vécu l’expérience dans un passé pas si lointain.
« On a discuté de la possibilité que je puisse leur donner un coup de main dans le futur, lorsqu’ils seront de passage ici. Je ne ferme pas la porte à m’impliquer davantage un jour, mais je garde en tête que c’est très taxant et que je suis déjà chiropraticien, chargé de cours et étudiant au doctorat! », sourit-il, en conclusion.
