Dans une maison intelligente, un système automatisé a pour fonction de réduire la facture d’électricité tout en veillant au maintien du confort des occupants. La réduction de cette facture peut passer par une diminution de la consommation de chauffage (par exemple en abaissant la température de consigne). Ce qui peut affecter le confort thermique. Le système doit donc trouver le bon équilibre.
Cependant, les contraintes technologiques ne permettent pas de moduler directement la puissance des éléments chauffants. En effet, leur consommation dépend des températures de consigne fixées par les occupants sur leurs thermostats, ainsi que d’autres facteurs imprévisibles (météo, habitudes des occupants). Dans cette configuration, la relation entre un bénéfice économique lié à la diminution de la puissance et les températures de consigne à appliquer aux thermostats n’est pas directe. Le défi réside dans la capacité à traduire ce bénéfice économique en termes de températures de consigne.
La thèse, dans le cadre de la Chaire de recherche Hydro-Québec sur la gestion transactionnelle de l’énergie électrique, propose une solution pour relever ce défi : un agent résidentiel capable d’émuler la dynamique thermique d’une maison habitée, de prendre en compte les incertitudes opérationnelles et de trouver le juste équilibre entre un faible coût énergétique et un besoin de confort acceptable pour les occupants. Il convertit automatiquement les objectifs de coût énergétique en températures de consigne à appliquer aux thermostats.
La portée pratique de cette thèse est réelle. Elle définit un cadre de mise en œuvre d’une méthode permettant une gestion efficace des charges de chauffage en milieu résidentiel. Elle garantit la conversion d’une puissance optimale en termes de température de consigne. Elle contribue ainsi à l’effort de transition énergétique, où l’utilisateur final devient un pion essentiel dans la gestion de la demande d’électricité.
Thèse de doctorat en génie électrique soutenue le 28 avril 2026.
Membres du jury
Professeur Kodjo Agbossou, Directeur de recherche
Université du Québec à Trois-Rivières
Professeur Roland P. Malhamé, Codirecteur de recherche
Polytechnique Montréal
Professeur Frédéric Domingue, Président du jury
Université du Québec à Trois-Rivières
Professeur Messaoud Ahmed Ouameur, Membre interne
Université du Québec à Trois-Rivières
Professeure Lyne Woodward, Membre externe
École de technologie supérieure
