Quand vient le temps de former les spécialistes appelés à retrouver des personnes disparues, à localiser des restes humains ou à intervenir dans des enquêtes criminelles complexes, des organisations de partout au Canada se tournent vers l’UQTR. Au cours des derniers mois, près d’une trentaine de techniciens en scène de crime, enquêteurs, étudiants spécialisés et maîtres-chiens provenant de plusieurs provinces ont choisi l’université trifluvienne pour perfectionner leurs compétences dans un domaine où la science peut faire toute la différence sur le terrain.
De la GRC aux services policiers de Vancouver, Winnipeg, London, Thunder Bay, Calgary, York et Peel, les participants ont pris part à de nouvelles formations combinant connaissances de pointe, mises en situation réalistes et entraînements pratiques au site REST[ES] (Recherche en Sciences Thanatologiques Expérimentales et Sociales), une infrastructure unique au pays consacrée à l’étude de la décomposition humaine.
« Le développement de l’expertise en anthropologie judiciaire et en taphonomie humaine est devenu un enjeu important pour soutenir les organisations appelées à intervenir dans des enquêtes de personnes disparues. Grâce au site REST[ES] et à l’expertise de notre équipe, l’UQTR est maintenant en mesure d’offrir des formations uniques de qualité, qui rapprochent la recherche scientifique des réalités du terrain et qui contribuent concrètement à l’avancement des pratiques policières », souligne Élisabeth Cuerrier-Richer, coordinatrice du site REST[ES] et directrice de l’axe Thanatologie forensique et sociale de l’Institut national d’anatomie (INA).

Le site extérieur de recherches en sciences thanatologiques expérimentales et sociales appelé REST[ES] est unique au Canada.
Une expertise qui attire les unités spécialisées
En août dernier, l’UQTR accueillait 15 participants dans le cadre d’une formation spécialisée en récupération et gestion des restes humains. Pendant cinq jours, étudiants, enquêteurs et techniciens en scène de crime ont approfondi leurs connaissances en anthropologie judiciaire, en ostéologie humaine et en taphonomie avant de mettre ces apprentissages en pratique dans des exercices de terrain et des exhumations réalisées au site REST[ES].
Quelques semaines plus tard, une cohorte composée de 11 maîtres-chiens spécialisés en détection de restes humains, accompagnés de 2 observateurs du milieu policier et universitaire, prenait part à une formation avancée en détection canine. Provenant notamment du Service de police de Calgary et d’équipes civiles en recherche et sauvetage de l’Ontario, ces spécialistes ont pu perfectionner leurs techniques dans des environnements variés reproduisant des situations d’enquête réelles.
Cette affluence témoigne de la réputation grandissante de l’UQTR dans un créneau hautement spécialisé où peu d’établissements nord-américains possèdent à la fois l’expertise scientifique, les infrastructures et l’encadrement nécessaires pour offrir une telle formation.
REST[ES] : là où la recherche rencontre le terrain
Au cœur de cette reconnaissance se trouve le site REST[ES], un véritable laboratoire à ciel ouvert qui permet d’étudier les phénomènes liés à la décomposition humaine en milieu naturel.
Cette infrastructure offre aux policiers et équipes civiles un environnement d’apprentissage impossible à recréer dans une salle de classe. Les participants peuvent y développer des réflexes d’intervention, tester des protocoles d’enquête et s’exercer dans des contextes comparables à ceux rencontrés lors de recherches de personnes disparues ou de scènes d’enquête complexes.

L’expertise et les installations de l’UQTR permettent d’organiser des formations avancées en détection canine pour les corps policiers.
Pour les unités canines, l’avantage est particulièrement important, car l’accès à du matériel d’entraînement est très difficile. Dans le cadre de la formation offerte, les chiens ont pu s’entraîner à reconnaître et à localiser les odeurs associées à la décomposition humaine dans différents environnements et scénarios, améliorant ainsi la précision et l’efficacité des opérations menées sur le terrain.
« Les techniciens en scène de crime et maîtres-chiens du Canada avaient l’habitude d’aller perfectionner leurs connaissances aux États-Unis sur des sites taphonomiques comme le nôtre, mais les conditions climatiques sont différentes de ce que l’on connaît ici. C’est un net avantage pour nos partenaires des services policiers de travailler et de se former dans des conditions similaires à celles qu’ils retrouvent sur le terrain. Ne pas avoir à franchir la frontière pour aller suivre des formations est également un avantage considérable pour les organisations qui choisissent de s’entraîner avec nous », ajoute Élisabeth Cuerrier-Richer.
Formations à venir
L’intérêt suscité par ces formations confirme l’importance croissante de l’anthropologie judiciaire et des techniques de détection spécialisées dans les enquêtes contemporaines. Pour répondre à la demande, de nouvelles cohortes seront offertes en français et en anglais au cours de la prochaine année, grâce à la collaboration du Service de la formation continue de l’UQTR.
Appuyées par les travaux des chercheurs de l’UQTR en anthropologie judiciaire, en taphonomie humaine et en détection canine, ces formations permettent aux participants de repartir avec des connaissances directement applicables sur le terrain, tout en bénéficiant des plus récentes avancées scientifiques. Les personnes intéressées peuvent dès maintenant s’inscrire aux listes d’intérêt afin d’être informées de l’ouverture des prochaines cohortes.
Relations médias – coordination d’entrevues
Pour toute demande médiatique en lien avec les formations offertes au site REST[ES] :
Jean-François Hinse
Conseiller en communication – Responsable des relations avec les médias
Service des communications et des relations avec les diplômés – UQTR
Courriel : jean-francois.hinse@uqtr.ca
Cell. : 819 244-4119
