Lorsque j’ai quitté le Québec pour effectuer un séjour de recherche en France, je savais que cette expérience allait être importante pour mon parcours doctoral. Cependant, je ne savais pas encore à quel point elle allait m’apprendre, non seulement sur le plan scientifique, mais aussi sur le plan personnel et humain.
Mon séjour en France s’inscrit dans le cadre de mon doctorat en matériaux polymères et revêtements fonctionnels. Travailler dans un nouveau laboratoire m’a permis de découvrir un autre environnement de recherche, d’échanger avec des chercheurs, des techniciens et des doctorants, et de voir mon projet sous un angle différent. Cette mobilité m’a aidé à développer mon autonomie, ma rigueur et ma capacité à m’adapter à différentes méthodes de travail.
L’une des premières différences que j’ai remarquées entre le Québec et la France concerne la communication dans le milieu universitaire et administratif. Au Québec, les échanges sont souvent plus directs et rapides. En France, j’ai constaté que les courriels et les démarches sont parfois plus formels et demandent davantage d’anticipation. J’ai donc appris à mieux structurer mes messages, à être plus précis dans mes demandes et à respecter les procédures administratives. Cette adaptation m’a beaucoup aidé à mieux m’intégrer dans mon environnement d’accueil.
Une situation qui m’a particulièrement marqué est liée à l’organisation du travail en laboratoire. Certaines analyses ou certains équipements n’étaient pas toujours disponibles au moment prévu. Au début, cela peut être stressant, surtout lorsqu’on a un planning de recherche à respecter. J’ai donc dû apprendre à être flexible : réorganiser mes priorités, avancer sur la rédaction scientifique, analyser les résultats déjà obtenus et préparer les prochaines étapes expérimentales. Cette expérience m’a montré qu’un projet de recherche ne se déroule pas toujours comme prévu, mais qu’il est toujours possible de continuer à avancer avec une bonne organisation.

Vivre à l’étranger m’a aussi permis de mieux me connaître. Il faut gérer seul plusieurs aspects du quotidien : le logement, les déplacements, les documents administratifs et parfois la solitude. Ces défis m’ont permis de gagner en confiance et en maturité. Ils m’ont aussi appris l’importance de rester ouvert, patient et positif face aux imprévus.
Aux étudiants qui hésitent à faire une mobilité internationale, je conseillerais de saisir cette opportunité. Il faut bien se préparer, mais aussi accepter que tout ne soit pas parfait dès le début. Une expérience à l’étranger demande des efforts, mais elle apporte énormément. Elle permet de développer des compétences scientifiques, de découvrir une autre culture et de grandir personnellement.
Aujourd’hui, cette expérience influence clairement mes objectifs de carrière. Elle m’a donné envie de poursuivre dans la recherche et développement, dans un environnement international, où je pourrai contribuer à des projets innovants et durables. Pour moi, cette mobilité entre le Québec et la France restera une étape marquante de mon parcours doctoral.
