Chaque année, le colloque de psychoéducation de l’UQTR permet aux étudiantes et étudiants de présenter les projets réalisés dans le cadre de leur maîtrise. Véritable activité intégratrice, l’événement rassemble la communauté universitaire ainsi que plusieurs partenaires des milieux de pratique autour des enjeux actuels de la psychoéducation.

Jessica Pearson, professeure au Département de psychoéducation et travail social de l’UQTR.
Cette année, près de 300 personnes ont participé à la journée, organisée en 8 blocs de présentations. Pour la professeure Jessica Pearson du Département de psychoéducation et travail social, qui accompagne les étudiantes et étudiants dans le séminaire de recherche, l’engouement témoigne de l’importance de cette activité dans le parcours de formation. « Le colloque connaît un très beau succès. On voit une participation grandissante des étudiantes et étudiants, mais aussi des milieux de pratique qui viennent découvrir les projets réalisés et échanger avec la relève », souligne-t-elle.
Les présentations permettent de mettre en valeur deux réalités complémentaires de la maîtrise. D’un côté, les étudiantes et étudiants en cheminement clinique présentent des projets développés dans leur milieu de stage afin de répondre à des besoins concrets observés sur le terrain. De l’autre, les étudiantes et étudiants en profil recherche exposent les bases de leur mémoire et les questions qui guideront leurs travaux.
Le colloque joue aussi un rôle important dans la continuité entre les cycles d’études. Des étudiantes et étudiants du baccalauréat y assistent afin de découvrir concrètement ce qui les attend à la maîtrise, tandis que des doctorantes et doctorants participent comme membres du jury. L’événement devient ainsi un lieu d’apprentissage, de collaboration et de transmission d’expérience.
Des travaux de recherche ancrés dans les réalités du terrain

Gabrielle Bonneau, étudiante à la maîtrise en psychoéducation (avec mémoire et stage) de l’UQTR.
Parmi les projets présentés cette année figure celui de Gabrielle Bonneau, étudiante à la maîtrise au double profil, combinant stage et mémoire. Son projet de recherche s’intéresse aux stratégies d’adaptation mises en œuvre par les policiers lorsqu’ils font l’objet d’une enquête liée à leur travail.
Ces situations, qu’il s’agisse d’enquêtes déontologiques, internes ou indépendantes, peuvent entraîner un stress important, de l’isolement et des tensions professionnelles. Pourtant, peu de ressources de soutien existent actuellement pour accompagner les policiers dans ces contextes. Le projet vise donc à mieux comprendre les mécanismes d’adaptation utilisés afin de développer, à terme, des mesures de soutien et des stratégies préventives adaptées.
Pour l’étudiante, le colloque représente aussi une occasion concrète de développer ses compétences en communication scientifique et en vulgarisation. « L’objectif est de rendre la recherche accessible et de montrer comment les résultats peuvent réellement être utiles sur le terrain », explique-t-elle.
À travers des projets ancrés dans les réalités des milieux de pratique, le colloque de psychoéducation illustre ainsi le rôle central de la recherche et de l’intervention dans la formation de la relève.

