Les peuples autochtones font face à d’importantes inégalités en matière de santé, héritage persistant du colonialisme qui a profondément affecté leur bien-être par l’entremise de politiques d’assimilation (dépossession territoriale, interdiction des pratiques culturelles, etc.) et qui perdure à travers des obstacles systémiques à leur autodétermination. Réduire ces inégalités requiert, entre autres, l’accès à des interventions fondées sur des données probantes et culturellement appropriées, non seulement dans leur contenu, mais aussi dans leurs modalités d’implantation.
Cette thèse vise à comprendre et à documenter les processus d’implantation de programmes visant à soutenir la santé des adultes autochtones, entre autres dans le champ de l’intervention en lien avec l’usage de substances, en accordant une attention particulière aux savoirs expérientiels des intervenantes et des intervenants et en analysant de manière critique les démarches méthodologiques mobilisées pour en favoriser l’émergence. À travers trois articles scientifiques, elle articule une revue internationale des connaissances, une réflexion méthodologique critique et une mise en commun des savoirs expérientiels d’intervenantes et d’intervenants autochtones œuvrant dans le domaine de la dépendance. La thèse met en lumière la réalité singulière de ces intervenantes et intervenants qui naviguent continuellement dans des situations complexes sur les plans éthique et humain en s’appuyant sur leurs valeurs et leurs forces distinctives. Elle appelle à une compréhension élargie de l’approche holistique dans la mise en œuvre d’interventions et de projets de recherche auprès des Premiers Peuples et invite à considérer le concept de sécurité culturelle non seulement du point de vue de la clientèle qui reçoit des services, mais également du point de vue des personnes intervenantes autochtones qui les dispensent.
Thèse de doctorat en psychoéducation (orientation recherche), soutenue le 3 septembre 2026.
Membres du jury
Professeure Chantal Plourde, direction de recherche
Université du Québec à Trois-Rivières
Professeur Joël Tremblay, codirection de recherche
Université du Québec à Trois-Rivières
Professeure Anne-Marie Leclerc, Présidence
Université du Québec à Trois-Rivières
Professeure Cyndy Wylde, Membre externe
Université d’Ottawa
Professeur Kossigan Kokou-Kpolou, Membre externe
Université Laval
