Une délégation conduite par Sébastien Charles, vice-recteur à la recherche et au développement de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), s’est rendue au Sénégal du 16 au 20 février pour dynamiser les partenariats en cours et développer de nouvelles collaborations. Cette mission s’inscrit dans la nouvelle stratégie mise en place par le Sénégal, l’Agenda national de transformation de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (ANTESRI 2050).
À retenir
- L’UQTR a signé une entente-cadre avec des partenaires au Sénégal afin de renforcer la recherche, l’innovation et la coopération universitaire
- Cette initiative s’inscrit dans l’ANTESRI 2050, la stratégie nationale sénégalaise de transformation de l’enseignement supérieur
- Intelligence artificielle, transition énergétique, mobilité étudiante et développement de laboratoires conjoints figurent parmi les priorités identifiées
La délégation était composée des membres suivants :
- Mamadou Lamine Doumbia, directeur du Département de génie électrique et génie informatique
- Nadia Ghazzali, directrice du Comité de programme de premier cycle – CPPC – Département de mathématiques et d’informatique
- Hussein Ibrahim, directeur du Centre national intégré du manufacturier intelligent (CNIMI)
- Pape Jean Fall, conseiller en développement Afrique et Proche-Orient au Bureau des relations internationales de l’UQTR
Le groupe a été reçu par Mme Julie Gervais, déléguée générale par intérim de la Délégation générale du Québec à Dakar (DGQD), et accompagnée par Mme Gabriela Szydlowski, scientifique en résidence. Les parties ont échangé sur les objectifs de la mission de l’UQTR, les partenariats actifs et les perspectives de collaboration aux évènements organisés par le DGQD. Dans ce contexte, une participation à la journée de célébration du 10e anniversaire de la présence de la DGQD pourrait être envisagée si la date retenue permettait d’inclure cette activité dans celles que l’UQTR se propose de réaliser au Sénégal à l’automne prochain.
Séance de travail avec les membres de l’ANSTS
Une importante séance de travail a ensuite été tenue à l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS). Elle regroupe des personnalités du monde universitaire et scientifique reconnues sur le plan national et international qui, sous le parrainage du Chef de l’État, conseillent les autorités publiques et les institutions universitaires dans « l’élaboration et la mise en œuvre de la politique scientifique et technique nationale, ainsi que dans l’éclairage scientifique et culturel ».
Pourquoi l’UQTR développe-t-elle des partenariats au Sénégal ?
Les deux parties ont signé une entente-cadre de coopération. Ils ont convenu, dans un premier temps, de travailler pour l’organisation conjointe de manifestations dans les domaines suivants :
- Biotechnologies
- Intelligence artificielle
- L’eau et de l’environnement. Particulièrement avec les municipalités concernant la résilience des villes aux changements climatiques.
Par la suite, la délégation de l’UQTR s’est rendue à l’Université Cheikh Anta Diop à Dakar, l’Université numérique Cheikh Amidou Kane et l’Université Amadou Makhtar Mbow, toutes deux à Diamniadio et enfin, l’Université Gaston Berger à Saint-Louis.
Plusieurs axes de collaboration potentiels ont été identifiés dans les domaines suivants :
- L’environnement et l’eau
- L’énergie et la transition énergétique
- L’employabilité
- L’entrepreneuriat
- L’économie circulaire
- Le numérique
- La technopédagogie
- La pédagogie universitaire
- L’administration universitaire
- La petite enfance
- La santé
- La robotique
- L’intelligence artificielle
- Le génie
Quels sont les axes de collaboration entre l’UQTR et les universités sénégalaises ?
Les échanges ont également permis de conclure que ce potentiel pourrait se concrétiser à travers des échanges ciblés entre les spécialistes suivants :
- La mobilité professorale et étudiante
- L’organisation d’écoles d’été
- La cocréation de formations et la formalisation d’ententes de bidiplomation au niveau de la maîtrise
L’appui au développement de la recherche, tant au point de vue des infrastructures nationales que sur des enjeux spécifiques, a été envisagé sous plusieurs angles :
- Création de chaires internationales et participation à des manifestations scientifiques (p. ex. Acfas)
- Jumelage d’unités de recherche, l’appui à la création de laboratoires et d’unités mixtes en recherche
- Réalisation de modules de formation en transfert de technologies et valorisation de la recherche (p. ex. Axelys, fonds de capital-risque)
- Développement de propositions conjointes pour la recherche de financement relativement aux besoins identifiés
- Développement de thèses en cotutelle.
À propos de l’ANTESRI 2050
L’Agenda national de transformation de l’ESRI (ANTESRI) est une initiative du ministère de l’Enseignement supérieur visant à repenser l’université sénégalaise à l’horizon 2050. À travers les Assises nationales de l’ESRI, ce processus rassemble l’ensemble des acteurs du secteur pour définir une stratégie ambitieuse, inclusive et durable. L’objectif : faire de l’enseignement supérieur un pilier de transformation sociale, économique et scientifique du pays.
Cette entente-cadre positionne l’UQTR comme acteur clé de la coopération scientifique Québec–Afrique et appuie la transformation du système universitaire sénégalais à l’horizon 2050.
