Membre de la formation féminine de tennis depuis trois ans, Victoria fait partie de la toute première cohorte d’étudiante-athlète à représenter l’UQTR. Même si le tennis n’était pas son sport principal et que son doctorat en chiropratique occupait déjà une grande partie de son temps, elle a choisi de plonger sans hésiter dans l’aventure des Patriotes. Depuis, elle se démarque par son implication exemplaire au sein du programme et par sa présence constante auprès de son équipe.
« À ma troisième année de chiro, j’ai décidé de m’embarquer dans les Patriotes et c’était vraiment difficile. Mais j’étais autant motivée à la fin de l’année pour continuer l’autre d’après », raconte-t-elle.
Une année d’adaptation
Bien qu’elle ait déjà évolué dans un parcours sport-études, son arrivée dans la formation universitaire a représenté un véritable tournant. En 2023, elle n’avait pas encore le niveau pour compétitionner dans le circuit universitaire québécois et n’avait pas intégré un entraînement sportif structuré dans sa routine depuis longtemps. Elle a donc dû redoubler d’efforts pour retrouver ses repères, progresser rapidement et mériter sa place au sein de l’équipe.
Même si l’équipe féminine est aujourd’hui bien établie à l’UQTR, les débuts de Victoria ont été marqués par un fort syndrome de l’imposteur. N’ayant jamais fait de compétition en tennis, son arrivée dans la formation représentait un changement majeur. Mais l’une des grandes forces des Patriotes demeure leur capacité à accueillir et intégrer tout le monde, peu importe son parcours.
« Au début, je me sentais un peu imposteur, parce que je me disais que le tennis, ce n’était pas mon sport, même si j’aimais beaucoup ça. Mais je me suis rapidement sentie incluse, parce que j’avais les mêmes avantages que les autres athlètes.», raconte-t-elle.
Dès le premier jour, l’équipe féminine a eu accès à la salle de musculation, aux soigneurs et aux activités entre étudiants-athlètes. Cette structure chaleureuse et inclusive a permis à Victoria de trouver rapidement sa place.
Une implication constante
Devenir Patriote implique aussi de s’engager dans la communauté. Pour la finissante au doctorat en chiropratique, cette implication n’a jamais été une tâche, mais plutôt une opportunité. En plus d’avoir participé à plusieurs dons de plasma et campagnes de financement, elle s’investit auprès d’une équipe de jeunes sportifs. Une fois par semaine, elle se rend à leur entraînement pour les traiter bénévolement, leur offrant ainsi un accès à des soins essentiels. Et tout cela s’ajoute à ses nombreuses implications dans son programme universitaire.

Victoria s’investit également énormément au sein de son équipe. Assistante-capitaine, elle représente un soutien moral précieux pour ses coéquipières, que ce soit lors des pratiques ou des matchs officiels. Lorsqu’elle ne joue pas, elle peut même se retrouver sur le banc à titre d’entraîneur adjointe afin d’encourager et d’accompagner les joueuses pendant leurs matchs. Bien qu’elle n’ait pas les mêmes compétences techniques que l’entraîneur-chef Luc Dessureault, elle demeure un pilier grâce à son esprit d’équipe, son attitude rassembleuse et ses conseils pertinents.
« J’aime vraiment avoir les deux pieds dans l’action. Je suis tellement occupée, mais c’est justement ça qui enrichit la vie universitaire. Je ne le vivrai plus jamais après, malheureusement », souligne-t-elle.
Une Patriote jusqu’au bout
En d’autres termes, Victoria Cormier est la preuve que tout le monde peut devenir Patriote et que le programme de tennis de l’UQTR est capable de développer des étudiants-athlètes performants, peu importe leur niveau de départ. Même si son parcours se termine cette année, elle continue de s’impliquer partout où elle le peut, déterminée à donner le maximum et à savourer pleinement les derniers moments de cette aventure.
L’équipe féminine de tennis concluera sa saison avec le Championnat québécois universitaire qui se déroulera du 27 au 29 mars au Stade IGA à Montréal.
Un texte par Sarah-Maude Ritchot
