À première vue, le défi peut sembler immense. Pourtant, pour le Bureau des relations internationales (BRI) de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), il s’agit surtout de transformer des occasions en projets concrets. Derrière les ententes de partenariat et la mobilité étudiante, le BRI joue un rôle stratégique souvent moins visible, mais déterminant. C’est exactement ce qui se déploie actuellement à Madagascar.
Université d’Anôsy : une étape décisive avant le passage à l’action
L’UQTR a été sollicitée comme partenaire clé pour accompagner la transformation de l’Institut d’enseignement supérieur d’Anôsy (IESA) en une université à part entière, dans la région de Fort-Dauphin. Ce projet s’inscrit dans une continuité bien réelle, celle d’une collaboration de longue date avec Madagascar, notamment avec l’INSCAE à Antananarivo. Aujourd’hui, le projet franchit une étape décisive. Les partenaires sont appelés à confirmer leur engagement en vue d’un déploiement complet.

De gauche à droite: Mme Mélanie Tremblay (UQTR), M. Patrick Razakamananifidiny (UQTR), M. Moïse Solofonomenjanahary (QMM), M. Bertrand Randrianarivo (chef de région), et M. Daniel Raberinary (IESA).
Le BRI en mode « architecte de projet »
Dans cette phase, le BRI agit comme un véritable architecte de projet. Son rôle consiste à structurer une vision commune : faire de l’Université d’Anôsy un levier de développement régional, capable de former des talents dans des secteurs porteurs et de répondre aux besoins du territoire.
Cette ambition prend forme à travers plusieurs actions concrètes. Le BRI mobilise des partenaires publics et privés, travaille à la structuration de modèles de gouvernance et de formation, aligne les besoins du territoire avec les capacités universitaires et élabore une feuille de route réaliste et concertée.

De gauche à droite: M. Daniel Raberinary (IESA), Mme Jessica Piers (QMM), M. Andry Andriamahasoro (maire de Fort-Dauphin), Mme Mélanie Tremblay (UQTR), et M. Patrick Razakamananifidiny (UQTR).
Une mission terrain pour éclairer la décision
Pour éclairer cette prise de décision, une mission terrain s’est déroulée du 13 au 23 avril 2026. Elle a été menée par Patrick Razakamananifidiny, DBA, conseiller en développement international, et Mélanie Tremblay, responsable de l’arrimage financier du projet.
Cette mission a permis de confirmer des avancées majeures : l’adoption du décret de création de l’Université d’Anôsy par le gouvernement malgache, la disponibilité d’infrastructures prêtes à accueillir l’établissement, ainsi que la mobilisation de 24 partenaires locaux, réunissant 38 participants lors d’une table de concertation.
À ce stade, tous les éléments sont réunis pour passer à l’action. Plus qu’un projet académique, l’Université d’Anôsy se dessine comme un levier structurant pour son territoire. Elle illustre aussi la capacité du BRI à faire bien plus que soutenir l’internationalisation : transformer des ambitions en réalisations concrètes, là où elles peuvent avoir le plus d’impact.
Un projet stratégique pour l’UQTR
Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation du Bureau des relations internationales, appelé à jouer un rôle accru dans l’internationalisation de l’UQTR.
L’établissement se positionne comme un partenaire crédible dans des projets structurants à l’échelle internationale. En plus du rayonnement international, ce projet valorise l’expertise professorale et professionnelle et constitue un effet levier pour le développement de nouvelles collaborations en recherche et en formation ainsi qu’un potentiel accru pour recruter des étudiants internationaux aux cycles supérieurs.
