La lombalgie chronique constitue un enjeu de santé publique important en raison de sa forte prévalence et de l’incapacité qui y est associée. La thérapie par manipulation vertébrale (TMV) est souvent utilisée pour soulager la lombalgie chronique, mais son efficacité reste modeste. Nos connaissances des mécanismes d’action de la TMV sur la douleur demeurent limitées et cette lacune empêche d’offrir cette thérapie de manière à maximiser son efficacité.
L’objectif principal de cette thèse était de mieux caractériser les mécanismes neurophysiologiques sous-jacents aux effets hypoalgésiques de la TMV. Les études réalisées indiquent que la TMV n’affecte pas la transmission spinale de l’information nociceptive des fibres A? lorsque celle-ci est amplifiée par la sensibilisation périphérique. Cependant, la TMV semble moduler le traitement nociceptif spinal lorsque l’amplification des afférences des fibres C nociceptives repose sur des mécanismes centraux. Des effets non spécifiques attribuables, entre autres, à des facteurs contextuels et psychologiques ont aussi contribué aux améliorations cliniques observées. De plus, l’application de l’intervention au-delà de la région symptomatique est associée à une diminution supplémentaire de l’intensité de la lombalgie au cours du premier mois d’intervention, et possiblement au-delà.
Ces résultats contribuent à une meilleure compréhension des mécanismes d’action de la TMV et pourraient éventuellement améliorer les soins offerts aux personnes atteintes de lombalgie chronique.
Thèse de doctorat en sciences biomédicales soutenue le 24 avril 2026.
Membres du jury
Professeur Mathieu Piché, Direction de recherche
Université du Québec à Trois-Rivières
Professeure Andrée-Anne Marchand, Présidence
Université du Québec à Trois-Rivières
Professeur Benjamin Pageaux, Membre interne
Université de Montréal
Professeur Guillaume Léonard, Membre externe
Université de Sherbrooke
