L’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) interpelle le gouvernement fédéral afin qu’il accorde un soutien accru aux universités francophones, à la recherche et aux infrastructures universitaires dans son prochain budget. Dans un mémoire prébudgétaire déposé à Ottawa, l’établissement présente une série de recommandations qu’il juge essentielles pour répondre aux défis de l’innovation, de la pénurie de main-d’œuvre et du développement régional.
L’UQTR demande notamment au gouvernement de réserver au moins 25 % des fonds des principaux programmes stratégiques de recherche aux projets soumis en français. Selon l’université, une telle mesure permettrait de respecter les engagements du Canada en matière de langues officielles tout en favorisant le développement de la recherche francophone dans des domaines où l’anglais est largement dominant.
Au-delà de la langue, l’établissement plaide pour un meilleur soutien à la valorisation de la recherche et de l’innovation. Son mémoire réclame des investissements afin de faciliter la commercialisation des découvertes scientifiques ainsi qu’un appui financier à la création, sur son campus, d’un Centre d’excellence sur la sécurité et la résilience des réseaux énergétiques et de télécommunications, dans le contexte de la stratégie canadienne en matière de défense.
L’UQTR met également l’accent sur les enjeux liés à l’attraction et à la rétention des talents. Elle demande au gouvernement fédéral d’assouplir certaines règles d’immigration et de mettre en place davantage de programmes favorisant l’intégration professionnelle des étudiants internationaux, particulièrement dans les régions de la Mauricie, du Centre-du-Québec et de Lanaudière, où les besoins en main-d’œuvre demeurent importants.
Pour le recteur Christian Blanchette, ce mémoire vise autant à faire connaître les besoins de l’université qu’à démontrer le rôle que l’UQTR peut jouer dans le développement du Canada.
« L’UQTR est une université innovante, engagée et ancrée dans ses communautés. C’est une université qui a le vent dans les voiles et qui a besoin qu’on lui donne les moyens de ses ambitions », affirme-t-il.
Soutenir le sport
Sur le plan des infrastructures, l’Université réclame un financement pour la construction d’un complexe multisport comprenant un gymnase double et un aréna au Centre de l’activité physique et sportive Léopold-Gagnon. Elle soutient que la croissance de sa population étudiante et de ses activités sportives accentue depuis plusieurs années le manque d’espace, déjà identifié dans un plan de développement publié en 2017. Ce projet permettrait, selon l’établissement, de soutenir la recherche, la formation et le développement du sport universitaire.
Le campus de Drummondville occupe aussi une place importante dans les demandes adressées à Ottawa. L’UQTR souhaite obtenir un soutien accru pour les initiatives de recherche en intelligence artificielle, en transformation numérique et en productivité manufacturière, notamment par l’entremise du Centre national intégré du manufacturier intelligent (CNIMI). Elle réclame également une bonification du Fonds de soutien à la recherche ainsi qu’un appui financier pour la construction de nouvelles résidences étudiantes afin de répondre à une demande en forte croissance. Le campus accueille aujourd’hui plus de 1 300 étudiants chaque session.
