Pendant les campagnes électorales les sondages prennent la mesure d’une opinion publique qui se forme et se transforme. Le jour de l’élection approchant, le point de convergence devient de plus en plus visible jusqu’à ce que quelqu’un, quelque part, annonce le premier que « si la tendance se maintient… », les sondages auront eu – ou non – raison.

Les sondages sont importants. Importants pour les médias, pour les politiciens, pour les sondeurs et aussi pour les citoyens. Lorsqu’un sondage dévoile les intentions de vote, tout le monde y gagne. Pour les médias, le chiffre est roi. Il est noble, franc, réconfortant ; il se vend bien. Pour les politiciens, il est une boussole. Il positionne, oriente et mobilise. Pour les sondeurs, le chiffre est « d’affaires ». L’industrie du sondage bénéficie grandement de l’appétit des médias en données et analyses, surtout pendant les campagnes électorales. Il ne s’agit pas d’un bénéfice monétaire immédiat, mais plutôt à long terme, découlant d’une notoriété accrue et d’une réputation de fiabilité que les sondages électoraux permettent d’établir et d’étaler devant un large auditoire.

Enfin, les sondages sont importants pour les citoyens. Ils ont parfois des airs « d’opinion réalité », mais une « saine surexposition temporaire » n’est pas sans avoir un certain mérite si elle alimente les discussions. Par ailleurs, les sondages sont aussi un outil de la démocratie. Ils sont une sorte de mécanisme de rétroaction légitime qui, à la fois, mesure l’opinion publique et la façonne.

René Gélinas propose donc une visite au pays des sondages et de leur histoire, en commençant par un détour du côté de l’opinion publique. Chemin faisant, leur fonctionnement et leur décodage seront aussi expliqués. En fin de compte, vous constaterez que sondages, médias et politique sont intimement liés.

Auteur

René Gélinas (École de gestion, UQTR)

Maison d'édition

Robert Laffont

Date de parution

Août 2018