Simon Couture est un étudiant-athlète en natation qui se distingue au sein de son équipe par un rendement sportif remarquable. Natif de Québec, il pratique la nage de compétition depuis l’âge de 10 ans et n’a jamais arrêté depuis. Seul représentant des Patriotes au championnat U Sports cette année, son parcours illustre parfaitement que la passion et le dévouement sont essentiels pour atteindre ses objectifs.

Simon Couture
Dès sa première saison, il s’est rapidement adapté à sa nouvelle équipe et a fait preuve d’une motivation exemplaire. Même si la formation était moins nombreuse que celles auxquelles il était habitué, ses performances sont demeurées très satisfaisantes. Entouré de nageurs expérimentés, il a obtenu son premier temps U Sports en carrière dans une épreuve de relais. Malheureusement, sa participation au championnat n’a pas pu se concrétiser, puisqu’un membre de l’équipe s’est blessé quelques jours avant la compétition. Malgré cette déception, Simon n’a jamais perdu de vue son objectif : se qualifier individuellement pour le Championnat canadien universitaire. Un accomplissement qu’il a finalement réalisé en décembre dernier.
« C’est la première année que je le fais. Je me suis toujours entraîné pour ça, donc je suis vraiment content », affirme-t-il.
Trouver l’équilibre entre sport et études
Faire partie d’une équipe sportive au niveau universitaire exige beaucoup de travail et de sacrifices, surtout lorsque les études sont particulièrement exigeantes. Bien que le sport occupe une place importante dans sa vie depuis longtemps, Simon a dû revoir ses priorités à contrecœur cette année afin de continuer à performer dans l’eau, mais aussi à l’école.
« Le sport commençait à affecter l’école, parce que la deuxième année de médecine, c’est vraiment plus intense. J’ai dû prendre une décision pour garder un bon équilibre », explique-t-il.
Après une discussion avec son entraîneur-chef, Charles LaBrie, Simon a pu restructurer son horaire afin de se concentrer davantage sur ses études, tout en maintenant un niveau d’intensité suffisant pour continuer à performer. Comme quoi, parfois, il est essentiel de faire passer l’étudiant avant l’athlète.
« Un équilibre, ça change tout le temps. Parfois je nage plus, parfois je me concentre davantage sur l’école. Il faut simplement que les deux fonctionnent. »
Malgré ces ajustements, le Patriote a dû affronter un autre obstacle important cette saison. À son retour du temps des fêtes, il a contracté une mononucléose, ce qui lui a fait perdre de précieuses semaines d’entraînement et a mené à des résultats moins convaincants lors de la coupe universitaire au mois de janvier. Même si son standard U Sports était déjà réalisé, il craignait de voir ses chances diminuer, mais surtout de perdre les acquis accumulés au fil de l’année.

Simon Couture lors d’une compétition universitaire au CAPS Léopold-Gagnon.
Un retour en force
Heureusement, le petit nombre d’étudiants-athlètes en natation et l’encadrement personnalisé offert aux Patriotes lui ont permis de retrouver rapidement la forme. Il a même décroché son premier podium au Championnat provincial RSEQ, remportant la médaille de bronze au 100 mètres brasse grâce à un temps de 1:02,32.
« C’est une force d’être moins d’athlètes. Dans le pointage d’équipe, c’est un désavantage, mais nous sommes vraiment bien entourés. Nous avons plus d’entraîneurs et de personnel autour de nous que les équipes avec 40 athlètes. »
Simon est donc la preuve que, malgré les épreuves et les imprévus, la passion et la persévérance demeurent les meilleurs moyens d’atteindre ses objectifs.
Pour la suite, il souhaite continuer d’aimer son sport malgré la charge académique et réaliser son temps U Sports chaque année. Éventuellement, il aimerait aussi participer à une compétition internationale et conclure sa carrière de nageur en prenant part aux essais olympiques de 2028, afin de compétitionner aux côtés de certains de ses idoles.
Vous pourrez suivre Simon Couture lors du Championnat canadien universitaire, du 12 au 14 mars prochain, où il prendra part aux épreuves de 50, 100 et 200 mètres brasse ainsi qu’au 200 mètres quatre nages.
Un texte de Sarah-Maude Ritchot
