L’athlète de ski de fond Charles Lecours, étudiant en Sciences comptables à l’UQTR, prend un moment de répit après une année en montagnes russes, avant de reprendre la compétition dans les prochains jours. Celui qui vise une carrière comme comptable professionnel agréé (CPA), mise sur l’apprentissage des derniers mois pour bâtir l’avenir.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’hiver qui vient de passer en a été un de défis pour le sympathique skieur, lui qui avait les yeux rivés sur les Jeux paralympiques de Milano-Cortina, en Italie.
« C’était ma première saison avec l’équipe nationale. J’ai participé à quelques camps pour préparer ma saison », souligne d’entrée de jeu Lecours, qui est allé passer un mois dans l’ouest canadien l’automne dernier afin de peaufiner sa préparation pour les compétitions internationales, notamment la Coupe du monde.
« C’est la première fois que je partais seul, que je devais tout coordonner pour l’école. Ce n’était pas évident, parce que c’était pendant la fin de session en plus. C’était un défi côté énergie et stress, aussi, mais ça s’est bien passé », confie-t-il.
La Coupe du monde à laquelle il participait quelques semaines plus tard n’était pas de tout repos non plus : trois courses en sept jours, avec une part d’incertitude.
« C’était le fun! Les courses se sont moins bien passées, honnêtement, mais c’est un apprentissage. Pendant la course de sprint, j’ai enregistré mon deuxième meilleur résultat à vie, malgré tout. Je suis content et déçu en même temps. J’essaie de trouver du positif. Il faut dire que c’était seulement ma deuxième Coupe du monde à vie », relativise l’étudiant.
La dureté du mental
Cette réplique du film Les Boys, devenue épique à travers le temps, illustre bien l’un des apprentissages de Charles Lecours au long des derniers mois : la préparation mentale influence grandement le niveau de compétition.
« C’est une combinaison de la nutrition, de l’entraînement et du mental. Il faut vraiment bien se connaître. Mes entraîneurs m’aident beaucoup sur ce point, sur le fait de se préparer à toute éventualité. Les compétitions, c’est UN moment. Ça ne laisse pas beaucoup de marge de manœuvre. »
La suite
Charles Lecours s’entraînera en ski à roulettes et à vélo lors des semaines à venir, afin de « réapprendre » à son corps à fournir les efforts nécessaires au sport de haut niveau.
« Maintenant, je vais savoir davantage ce qui m’attend, quand la période des qualifications et des coupes du monde va recommencer. Je vais trouver de nouvelles façons de m’entraîner et de me préparer pour les prochaines compétitions, réfléchir sur ce qui s’est passé et m’ajuster en conséquence », conclut-il.
Lecours pourra d’ailleurs respirer davantage et se concentrer sur ses études, alors qu’un nouveau cycle olympique débute, un rendez-vous qu’il aura assurément dans le viseur, en 2030.
