L’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a accueilli, du 8 au 12 juin, la première édition de l’École internationale d’été sur les batteries et l’électrification des transports, un événement scientifique d’envergure réunissant une cinquantaine d’étudiants, chercheurs postdoctoraux, professionnels de recherche et experts provenant du Québec et de la France. Organisée par l’Unité mixte de recherche INRS-UQTR, en collaboration avec l’Université Paris-Saclay, cette initiative a permis de positionner l’établissement trifluvien comme un acteur incontournable dans le développement des connaissances liées à la transition énergétique.
Pendant cinq jours, le campus de l’UQTR est devenu un véritable laboratoire d’échanges scientifiques, accueillant des conférences, des ateliers pratiques, des visites d’infrastructures de recherche et des activités de réseautage destinées à former la prochaine génération de spécialistes des technologies de stockage de l’énergie et de mobilité durable. L’événement visait notamment à favoriser les collaborations entre les milieux universitaire, collégial et industriel, tout en offrant une vitrine aux travaux de la relève scientifique.
La contribution de l’UQTR s’est démarquée tout au long de la semaine. Plusieurs professeurs et chercheurs de l’établissement ont assuré une part importante du contenu scientifique présenté aux participants. Dès la journée d’ouverture, le professeur Sousso Kelouwani a pris part à une conférence portant sur les principes fondamentaux des technologies de conversion et de stockage de l’énergie, alors que les professeurs de l’Unité mixte de recherche INRS-UQTR Karin Kleiner, François Allard et Steeve Rousselot ont abordé des thèmes de pointe allant des matériaux avancés pour batteries aux systèmes à électrolyte solide.
L’événement a aussi permis de faire rayonner les infrastructures et les collaborations régionales associées à l’UQTR. Les participants ont visité le Centre d’excellence en électrification des transports et stockage d’énergie d’Hydro-Québec à Shawinigan ainsi que le Centre national en électrochimie et en technologies environnementales (CNETE), deux organisations étroitement intégrées à l’écosystème de recherche et d’innovation développé en Mauricie.
La présence de l’UQTR s’est poursuivie jusqu’à la clôture de l’événement. Le professeur Sousso Kelouwani a présenté les avancées liées à l’efficacité énergétique des véhicules électriques autonomes, tandis que le professeur Mohsen Kandidayeni a abordé les méthodes d’estimation de l’état de charge et de santé des batteries dans des applications de gestion énergétique. L’agent de recherche Nilson Henao a pour sa part traité de l’optimisation des systèmes de stockage d’énergie destinés à soutenir le déploiement de la recharge rapide des véhicules électriques.
Au-delà des contenus scientifiques, l’École internationale d’été a démontré la capacité de l’UQTR à accueillir chercheurs, partenaires industriels et institutions internationales autour d’enjeux stratégiques liés à la décarbonation des transports. En réunissant expertise académique, innovation technologique et besoins industriels, l’université a confirmé son rôle de chef de file dans un secteur appelé à jouer un rôle central dans la transition énergétique des prochaines décennies.
Cette première édition laisse entrevoir le potentiel de développement d’un rendez-vous scientifique appelé à s’inscrire durablement dans le paysage de la recherche sur les batteries et l’électrification des transports, tout en consolidant le positionnement de l’UQTR comme pôle d’excellence dans ce domaine en pleine croissance.
