Après avoir balayé les Gee-Gees et avoir remonté la pente dans la série finale de l’Est face aux Gaels, les hommes de Marc-Étienne Hubert tenteront de compléter le travail ce samedi alors qu’ils affronteront les Lancers de l’Université Windsor en finale de la Coupe Queen’s.
Un parcours marqué par le caractère et la résilience
Depuis le début des séries éliminatoires, les Trifluviens démontrent une fois de plus pourquoi ils font partie des programmes les plus solides au pays. Après avoir profité d’un laissez-passer au premier tour grâce à leur 12e championnat de saison régulière dans l’histoire du programme, les Patriotes ont atteint la finale de l’Est en balayant les Gee-Gees de l’Université d’Ottawa, champions nationaux en titre, grâce à deux victoires convaincantes de 4-1 et 5-1. Le défi a été plus ardu en finale de l’Est, alors que les hommes de Marc-Étienne Hubert ont échappé le 1er match de la série par la marque de 5-3 à Kingston. Les Pats ont toutefois fait preuve d’une grande résilience, l’emportant d’abord 2-1 lors du match #2 pour forcer un match ultime le lendemain au Colisée Jean-Guy-Talbot. Une victoire de 3-1 lors du match #3 leur a permis d’éliminer les Gaels et d’être à Windsor cette fin de semaine pour disputer la finale de la 114e Coupe Queen’s.

Les 2 427 partisans réunis au Colisée Jean-Guy-Talbot samedi et dimanche dernier ont eu droit à tout un spectacle.
Ce parcours, marqué autant par la qualité du jeu que par la capacité de rebondir, témoigne du caractère d’un groupe qui refuse de céder. Le défenseur Loris Rafanomezantsoa le résume bien : « Je pense que c’est beaucoup de caractère. Oui, on a gagné le championnat de la saison, mais il y a eu des hauts et des bas tout au long de l’année. Les séries, c’est vraiment ça : du caractère. On perd le premier match contre Queen’s, puis on revient chercher les deux autres à la maison, donc ça démontre tout le caractère de notre groupe. »
L’entraîneur-chef Marc-Étienne Hubert partage cette lecture. « Les matchs de la Coupe Queen’s sont toujours des moments très spéciaux pour le programme. C’est un privilège de pouvoir vivre ça encore cette année. Ce sont des matchs qui se jouent à la limite, souvent en prolongation. Il faut être prêts à tout. »
Le gardien William Grimard a joué un rôle crucial dans ce parcours. Avec une moyenne de 1,61 et un pourcentage d’arrêts de ,941, il demeure l’un des gardiens les plus solides des éliminatoires. Son calme et sa constance ont permis aux Patriotes de traverser des matchs serrés avec aplomb.

William Grimard
Sur le plan offensif, la force des Patriotes réside dans une contribution distribuée entre plusieurs joueurs. Charles Beaudoin (3 buts et 3 passes), Félix Lafrance (2 buts et 3 passes) Anthony Munroe-Boucher (4 buts), Ludovic Soucy (3 buts et 1 passe), et Thomas Auger (1 but et 3 passes) ont tous fait sentir leur présence, tandis que le capitaine Conor Frenette (2 buts et 2 passes) poursuit sur sa lancée après une autre excellente saison qui a été récompensée jeudi par l’OUA. Le capitaine a reçu le prestigieux True Sport Award, en plus d’être nommé sur la 1re équipe d’étoiles dans l’Est de l’OUA.
Des Lancers invaincus et difficiles à affronter
L’Université Windsor se présente en finale de la Coupe Queen’s avec une fiche parfaite en séries. La formation ontarienne, qui a terminé au premier rang dans l’Ouest et qui a également bénéficié d’un laissez-passer en première ronde, a d’abord balayé les Gryphons de l’Université Guelph (5-2 et 3-2 en prolongation) en demi-finale de la division Ouest, avant de réserver le même sort au Bold de l’Université Métropolitaine de Toronto (2-1 en 2e prolongation et 3-1) en finale de l’Ouest.
Leur attaque ne repose pas sur une seule vedette, mais bien sur un ensemble de joueurs capables de se démarquer selon les matchs. Colton Smith (3 buts et 1 passe), Logan Linklater (2 buts et 2 passes) et Aaron Shaw (1 but et 3 passes) sont les meneurs chez les Lancers avec 4 points chacun.
C’est devant la cage que se trouve le joueur le plus important de la formation de Windsor. Max Donoso, gardien de 2e année dans le réseau universitaire canadien, n’a accordé que 6 buts en 4 parties lors du parcours éliminatoire des siens. Plus tôt cette semaine, le portier des Lancers a d’ailleurs été nommé gardien de l’année dans l’Ouest de l’OUA, en plus de mériter une place sur la 1re équipe d’étoiles de sa division.
Hubert, l’entraîneur-chef de l’année dans la division Est de l’OUA, sait que le défi sera de taille. « Les Lancers ont connu d’excellentes séries. Ils méritent d’accueillir la finale. C’est une équipe robuste, qui joue très bien chez elle, dans un aréna qui peut être très hostile. À nous d’être prêts et de jouer un bon match. »
Une finale qui remue des souvenirs
Cette finale oppose deux équipes qui ont déjà écrit l’une des pages les plus marquantes de la récente histoire de l’OUA. En 2023, les Patriotes et les Lancers avaient offert une finale d’anthologie, tranchée en 3e prolongation sur un but de l’attaquant Félix Lauzon après plus de 100 minutes de jeu.
Le plus récent affrontement entre les deux formations, disputé le 31 janvier 2025 sur la patinoire des Lancers, avait également tourné à l’avantage de l’UQTR. Conor Frenette, Pier-Olivier Roy, Anthony Turcotte et Félix Lafrance avaient tous touché la cible et permis aux Patriotes de l’emporter 4-3.
L’heure de vérité
À la veille du match, Hubert se dit encouragé par l’attitude de ses joueurs. « On sent une belle énergie. Un peu de fébrilité, oui, et c’est normal pour un match où il y a un trophée à la fin. Mais les gars sont à la bonne place. Leur attitude à l’entraînement hier me rassure beaucoup. »
Avec deux gardiens en grande forme, des unités spéciales efficaces et deux équipes qui misent sur la discipline, tout indique que cette finale sera chaudement disputée du début à la fin.
Cette finale de la Coupe Queen’s sera disponible en webdiffusion sur la plateforme OUA.tv. Rappelons que, peu importe l’issue de la rencontre, les deux équipes prendront part au Championnat masculin de hockey U SPORTS, présenté à Halifax du 19 au 22 mars.

