Pour de nombreux athlètes, l’été ne rime pas avec vacances, mais plutôt avec sueur et travail acharné. À l’UQTR, la salle de haute performance du Centre d’activité physique et sportive (CAPS) Léopold-Gagnon s’impose comme un lieu de prédilection pour celles et ceux qui souhaitent repousser leurs limites avant le début de la saison et la reprise des compétitions.
Il suffit de franchir la porte de la salle en pleine canicule du mois de juillet pour comprendre que les athlètes de haut niveau ne prennent pas de congé. L’ambiance est amicale, mais chaque entraînement est guidé par la recherche de l’excellence. Dans la salle, la musique qui résonne dans les haut-parleurs se mêle aux claquements des haltères et aux encouragements lancés par les préparateurs physiques de ce milieu où chaque séance est une occasion de progresser.
« Notre critère d’inclusion, c’est que chaque athlète doit avoir un grand projet sportif en venant ici. Peu importe ton âge ou ta discipline, que tu sois un étudiant-athlète des Patriotes, un athlète amateur senior ou un joueur de hockey professionnel, tu viens ici pour t’investir à 100 %. Ça se fera avec des efforts, en repoussant tes limites, mais ça n’empêchera pas d’avoir du plaisir au quotidien », raconte Jean-François Brunelle, l’un des vétérans du personnel de la salle haute performance.
Arrivé en poste il y a près de 15 ans, Jean-François Brunelle fait partie d’une équipe de préparateurs physiques et de thérapeutes chevronnés qui veillent au développement optimal de chaque athlète. Il partage notamment une bonne partie de son travail avec Raphaël Boudreau, ancien membre des Patriotes, qui a également travaillé comme préparateur physique et thérapeute du sport avec les Tigres de Victoriaville, lors des sept dernières années.
Une soixantaine de sportifs de haut niveau font d’ailleurs confiance à l’expertise de l’UQTR cet été en fréquentant les installations quotidiennement. À ce groupe s’ajoutent aussi quelques athlètes de la relève qui viennent imiter les plus aguerris dans l’espoir de suivre leurs traces. Le plus connu des visiteurs est certainement le gardien de but des Canadiens de Montréal, Samuel Montembeault. C’est sous la recommandation de son bon ami Guillaume Beaudoin, un ancien membre de l’équipe de hockey des Patriotes, que Montembeault a choisi l’UQTR pour ses entraînements estivaux il y a quatre ans.
« Il y a une bonne ambiance ici et un bon groupe de joueurs de différents niveaux. L’équipe est professionnelle et je peux compter sur leur expertise afin de poursuivre les plans d’entraînement qui me sont fournis par les Canadiens », confie le gardien, qui consacre son été à travailler notamment sur sa force et son explosion.

Pierre-Olivier Morin s’exerce sous le regard attentif de Jean-François Brunelle et de Félix Lacerte.
Pierre-Olivier Morin, Alex Beaucage et Félix Lacerte font également partie des hockeyeurs qui ne comptent plus les heures passées chaque semaine à suer dans la salle haute performance.
« J’ai 35 ans et j’ai commencé à m’entraîner ici, avec Jean-François Brunelle, quand j’en avais 20. On peut dire qu’il me connaît plutôt bien! », rigole Pierre-Olivier Morin, ancien attaquant des Patriotes de l’UQTR qui évolue maintenant dans la Ligne Magnus, en France.
« Pour moi, c’est le meilleur endroit pour parfaire ma préparation en été. Les installations sont excellentes et l’équipe d’entraîneurs a toute l’information sur mon historique. Ils savent faire les ajustements chaque année en fonction de mes objectifs et ma condition physique qui évolue. J’ai toujours pleinement confiance en eux », ajoute Morin.
Alex Beaucage profite quant à lui des installations de l’UQTR depuis environ sept ans. L’ancien choix de 3e ronde de l’Avalanche du Colorado passe l’été à Trois-Rivières avant de retourner en Finlande avec le club Lukko Rauma, pour qui il a terminé au deuxième rang des pointeurs l’an dernier.
« J’ai côtoyé de bons modèles ici au fil des ans, comme Pierre-Olivier, mais aussi Michaël Bournival et Samuel Blais, qui ont accédé à la Ligue nationale. On vient pour la salle d’entraînement et l’expertise du personnel, mais il y a aussi la piscine, l’espace de pratique pour les tirs, la piste d’athlétisme, le sauna et les gymnases. Parfois, j’arrive ici le matin et j’y passe presque toute la journée », confie Beaucage.
Quant à Félix Lacerte, l’ex-attaquant des Cataractes de Shawinigan s’investit activement dans sa préparation estivale avant de se joindre, dans quelques semaines, aux Catamounts de l’Université du Vermont, qui évoluent sur le circuit de la NCAA.
« Ce que j’aime à l’UQTR, c’est l’esprit de groupe et les services. En plus de côtoyer mes amis que je ne vois jamais durant la saison, j’ai ici tous les services en thérapie du sport et les cliniques à ma disposition. Et, contrairement à d’autres centres d’entraînement que j’ai déjà côtoyé dans le passé, tout le monde est traité de façon égale ici », souligne Lacerte.

Jean-François Brunelle et Raphaël Boudreau sont entourés d’Édouard Blais et d’Alexis Beaulac, qui s’entraînent à l’UQTR cet été.
Un « gym » pas comme les autres
La forte concentration d’athlètes de haut niveau dans la salle haute performance démontre que l’endroit ne se compare pas aux centres de conditionnement traditionnels.
« Notre plus grande satisfaction comme équipe d’entraîneurs, c’est de voir les athlètes devenir pleinement investis et autonomes dans leur routine et leurs habitudes de vie. Personne n’arrive à ses objectifs en prenant des raccourcis ou en se contentant d’une à deux séances par semaine. Et quand on se rend compte que nos athlètes se dépassent à travers les moments difficiles, ça veut dire qu’ils ont bien compris ce qu’on leur enseigne », souligne Brunelle.
Beaucoup de chemin depuis 2012
Il faut savoir que la crédibilité de la salle haute performance a été bâtie en quelques années à peine. À son ouverture en 2012 dans le sous-sol du CAPS, la salle ne ressemblait pas à ce qu’elle est aujourd’hui. Les équipements jugés trop usés pour le gymnase principal de l’université y avaient été placés, tandis que Jean-François Brunelle était accompagné de Mélissa Lesage, figure bien connue du soccer régional, pour répondre aux besoins des athlètes.
« Ce n’était pas parfait en 2012, mais c’était un premier pas, se remémore Brunelle. Depuis, nous avons eu un excellent soutien de l’UQTR, la salle a été complètement réaménagée et nous avons bâti une solide équipe d’entraîneurs et thérapeutes du sport avec en tête de liste Raphaël Boudreau, Kyle Sutton et Jérémy Lépine. Nous sommes fiers d’offrir un environnement adapté au développement de l’athlète, tant au niveau physique que psychologique, tout en intégrant la recherche pour optimiser la performance. »
L’été s’annonce donc encore chaud au CAPS de l’UQTR. Et lorsque viendra le temps de célébrer des records, des médailles ou de grandes performances l’an prochain, on saura que plusieurs de ces succès auront pris naissance ici même, dans la salle haute performance.
